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Paréidolie
Le ciel est en colère, l’orage gronde, et le chien est nerveux.
Sa truffe frémit, sa gueule s’exaspère en un rictus peureux, et ses longues oreilles arrondies, mobiles, testent le vent qui tourbillonne autour de lui. On dirait qu’il hésite entre fuir et rester, suspendu dans cette étrange matière de brume et de lumière.
Sa maîtresse, en bas, lève les yeux vers cette silhouette vaporeuse qui flotte au-dessus du monde.
Mais que fais‑tu là‑haut dans les nuages, cher Médor ? demande‑t‑elle, la voix mêlée d’inquiétude et de tendresse.
Le chien de nuée tourne lentement la tête, comme si un souffle intérieur le traversait.
Je regarde le monde s’agiter, murmure‑t‑il dans un souffle de vapeur, et cela me donne bien envie de rester dans ma rêvasserie.
Alors l’orage, surpris par tant de douceur, semble retenir son grondement. Le nuage‑chien s’étire, se dissipe un peu, mais garde encore la forme d’un compagnon fidèle, veillant depuis le ciel sur celle qui l’appelle.
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