Ma voisine, une charmante fermière au sourire plus doré que ses épis de maïs, m’a proposé l’un de ses poulets , un spécimen fier, dodu
Impossible de refuser : c’était l’occasion rêvée de ressortir ma fameuse recette “presque-basquaise-mais-pas-tout-à-fait”, celle que même les trois Étoiles surveillent du coin de l’œil, de peur que je leur vole la vedette.
J’aime glisser dans mes casseroles une pincée de création, une larme d’audace,
un soupçon d’humeur du jour.
Résultat : un patchwork d’idées et d’ingrédients qui se mélangent
comme une joyeuse bande de copains au zinc du samedi soir.
Parfois, c’est le ciel qui décide :
bleu → je mets du poivron
gris → je rajoute du piment
menaçant → je double l’ail
pour éloigner les nuages…
et les importuns.
Tablier noué, couteau affûté, poulet motivé (enfin… plus ou moins),je plonge dans l’aventure.
Et là… oh là là… un moment merveilleux, presque méditatif, à peaufiner mes idées comme une artiste devant sa toile.
Les parfums dansent, les couleurs chantent, et moi,
je jubile comme une gamine devant un pot de confiture.
Un plat à faire baver de jalousie les trois Étoiles,
Ma voisine à qui je l’ait fait gouter, , m’a déclaré en reniflant l’air :
Ah ben dis donc…
il n’a pas fait tout ça chez moi, mon poulet !
Si cela vous tente, en voici la recette… à vos risques et délices
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